La plupart des exposants repartent d’un salon avec la même frustration : trop peu de contacts qualifiés, des échanges qui n’ont pas eu lieu, et l’impression d’avoir été débordés sans avoir vraiment capté les bons visiteurs. Avant de chercher à animer davantage, la question est plus simple : est-ce que le parcours visiteur, de l’accueil jusqu’au stand, était lisible et sans friction ?
Dans cette logique de parcours visiteur, la solution la plus simple n’est pas forcément d’acheter du matériel. Pour un salon ou un forum, la location de dispositifs prêts à l’emploi — borne tactile, écran en mode kiosque, totem vidéo — permet de tester un usage sur une durée courte, sans immobiliser du capital. Un exemple de ce type d’offre, avec livraison et installation en 24 à 48h sur Paris : https://www.digital-broker.com/location-digitale-evenementielle.html.
La bonne question n’est donc pas « quelle borne choisir », mais « à quel moment du parcours elle sert vraiment, et avec quel contenu ». Un écran bien placé rend service. Mal pensé, il ajoute du bruit, détourne l’attention de votre équipe, ou crée une déception — file d’attente, contenu inutilisable, formulaire trop long.
L’arrivée : réduire la friction et non pas ajouter un gadget
L’entrée donne le ton. Si la première expérience est une file qui stagne ou un contrôle confus, vous partez avec un visiteur déjà agacé, qui va écourter ses échanges. L’objectif ici est simple : faire passer les personnes rapidement, sans multiplier les manipulations ni les points de blocage.
Sur de nombreux événements, l’accueil repose désormais sur un check-in par QR code, avec impression ou remise d’un badge. Ce n’est pas un sujet « tech » réservé à l’organisation — c’est un sujet de circulation. Moins vous demandez d’actions au visiteur à l’entrée, plus l’accueil reste fluide. Et un accueil peut rester humain et chaleureux tout en étant plus rapide.
Un point à traiter une seule fois, dès maintenant : le plan B. Le jour J, un problème réseau, un pic d’arrivées ou une erreur sur un badge peut arriver. Prévoyez une procédure de secours très basique — file « assistance », liste de contrôle, badges de remplacement.
Se repérer : rendre l’information visible au bon endroit
Une fois entré, le visiteur cherche généralement trois choses : où sont les zones clés, ce qui se passe maintenant, ce qu’il ne veut pas rater. Dans un salon, l’information peut changer en cours de journée — salle modifiée, créneau décalé, consigne mise à jour. Si elle n’est pas lisible, elle sera demandée au staff, et votre équipe passera son temps à répéter les mêmes réponses.
C’est là que les écrans d’information et les totems vidéo peuvent aider. Leur rôle n’est pas de « faire de la com ». Leur rôle est de rendre visibles les informations utiles : programme du jour, plan, zones, indications pratiques. Un affichage bien pensé fait gagner en clarté et réduit les micro-frictions.
La règle qui évite la saturation est assez stable : si le visiteur doit s’arrêter longtemps pour comprendre un écran, l’écran ne remplit pas son rôle. Un affichage de repérage doit se lire vite, au passage. Quelques messages stables à forte valeur pratique valent mieux qu’une accumulation d’annonces qui finissent par être ignorées.

Sur le stand : faire comprendre en 30 secondes, puis laisser explorer
C’est souvent sur le stand que la borne tactile a le plus de sens — pas pour « faire moderne », mais pour donner un second niveau de lecture à ceux qui sont déjà intéressés. Vous avez un échange de 30 secondes, puis certains visiteurs veulent creuser sans monopoliser un commercial : comparer des gammes, visualiser une variante, consulter une fiche, revoir une démo. Les données vont dans ce sens : selon le Journal du Net, une borne interactive sur un stand événementiel peut tripler le trafic et renforcer significativement l’engagement des visiteurs.
Ce point est souvent sous-estimé : il ne suffit pas d’afficher un site en plein écran. La navigation web classique, prévue pour un utilisateur assis et patient, se transpose mal dans un environnement bruyant et rapide. Sur un stand, vous avez besoin d’un parcours simple, guidé, qui met en avant l’essentiel en premier.
Les contenus qui se prêtent bien au tactile
Sans chercher l’exhaustivité, on retrouve quelques formats qui fonctionnent mieux que d’autres, parce qu’ils respectent les contraintes du stand : temps court, choix rapide, besoin de concret.
- Un catalogue structuré par sections, avec une recherche simple, et des retours évidents.
- Des fiches produits accessibles en 2 à 3 actions maximum, avec une hiérarchie claire.
- Une démonstration guidée : problème, solution, exemple, options, et point de contact.
- Un configurateur simple si votre offre comporte des variantes : c’est souvent plus efficace qu’un discours abstrait.
- Une vidéo courte, lisible sans son, qui montre un usage ou un avant/après.
L’idée n’est pas de tout mettre. L’idée est de laisser explorer sans se perdre. Une borne devient utile quand elle prolonge une discussion, sans créer d’attente ni d’incompréhension.
Les contenus qui déçoivent souvent
Certains choix paraissent “logiques” au départ, mais créent vite de la frustration sur place.
- Un site non adapté au tactile, avec des menus trop fins, des zones cliquables minuscules, ou des pop-ups.
- Un PDF lourd ou conçu pour l’impression, illisible à distance, où l’on zoome/dézoome en permanence.
- Une navigation totalement libre, sans scénario, qui finit en “je ne sais pas où cliquer”.
Vous ne cherchez pas à reproduire une expérience de navigation parfaite. Vous cherchez à aider le visiteur à comprendre et à décider, en quelques minutes.
L’ordre de lecture : commencer par l’essentiel
Un levier simple consiste à organiser l’information par priorité. Sur un stand, vous ne gagnez rien à tout afficher. Au contraire, vous gagnez à commencer par l’essentiel, puis à ouvrir des niveaux de détail pour ceux qui le veulent. Si le visiteur doit faire trop d’efforts pour trouver ce qui l’intéresse, il repartira.
Concrètement, cela veut dire : un écran d’accueil clair, trois entrées maximum (par besoin, par type d’offre, par secteur), puis des sous-niveaux. Et un bouton “retour” visible, toujours au même endroit. Le confort d’usage se joue souvent sur ce type de détails.
Interagir : déclencher une action sans forcer
L’interactivité n’est pas une fin en soi. Elle devient utile lorsqu’elle sert un objectif clair : qualifier un besoin, rendre la démo plus mémorable, ou créer un prétexte à l’échange. Les formats les plus répandus sont le quiz, le mini-sondage et le jeu-concours.
Ces mécaniques fonctionnent mieux quand vous êtes au clair sur ce que vous faites du résultat. Un quiz peut orienter vers un contenu précis ou une démo ciblée, et faire gagner du temps au commercial. Un mini-sondage peut capturer un signal simple — une priorité, un irritant, un horizon de projet. Un jeu-concours peut attirer, mais un lot sans lien avec votre offre attire souvent les mauvais profils.
Il y a aussi des cas où il vaut mieux s’abstenir. Si votre équipe n’a pas le temps de traiter les demandes, si l’affluence est trop variable, ou si vous n’avez pas de suite prévue, l’interaction devient un bruit de fond. Un stand n’a pas besoin d’animation permanente. Il a besoin d’une promesse lisible et d’un chemin simple vers l’étape suivante.
Laisser une trace : collecte et continuité
Le visiteur repart presque toujours avec une impression : « intéressant » ou « pas pour moi ». La différence se joue souvent sur la capacité à laisser une trace exploitable, sans être intrusif. Côté visiteur : un document, une URL claire, une ressource, une démo récapitulée. Côté exposant : un contact, mais seulement si la demande est légitime.
Dans un parcours “augmenté” par des dispositifs sur place, la collecte doit rester courte. Trois champs pertinents valent mieux qu’un formulaire long rempli à contre-cœur. Le visiteur n’est pas là pour “faire de l’administratif”. Il est là pour comprendre et échanger.
Le consentement doit aussi être clair : vous récupérez un contact pour une suite précise (envoi de ressources, rappel, devis), pas “au cas où”. Et si vous proposez une remise de ressource, elle doit être réellement utile : une synthèse, une fiche, une étude, un guide, une vidéo. Sinon, vous obtenez des contacts qui ne répondent pas, ou qui se désinscrivent immédiatement.
Sur les salons où le volume de demandes devient difficile à absorber, certaines équipes s’appuient sur des agents IA pour qualifier une demande, créer un ticket, pré-remplir un CRM ou déclencher un suivi, tout en gardant une validation humaine.
La partie souvent oubliée : éviter l’incident sur place
Un dispositif digital sur un événement physique est exposé à des risques très simples : mise hors tension involontaire, câble arraché, accès non souhaité aux branchements, écran mal positionné. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est souvent ce qui fait perdre du temps à l’équipe.
Sur un salon, la sécurité commence par des éléments basiques : fixation, antivol, câbles protégés, cheminement au sol sécurisé. Un écran qui s’éteint au mauvais moment décrédibilise l’ensemble du dispositif. À ce bloc « continuité de service », intégrez aussi la question du mode d’usage : limiter la navigation, éviter l’accès aux réglages, empêcher les sorties involontaires. En pratique, un mode kiosque, une supervision simple et un support réactif évitent que l’équipe stand passe sa journée à gérer la hotline au lieu d’échanger avec les visiteurs.
Pour rester opérationnel sans tomber dans la checklist interminable, voici 5 points à vérifier avant l’ouverture au public :
- Emplacement : visibilité sans bloquer la circulation
- Alimentation : câblage sécurisé, multiprises protégées, rien à portée “curieuse”
- Contenu : parcours simple, bouton “retour” évident, aucune impasse
- Mode d’usage : accès limité, navigation cadrée, sortie contrôlée
- Support : qui intervient si l’écran se fige ou si un câble lâche
Ce que vous cherchez vraiment à obtenir
On peut résumer l’intérêt des bornes tactiles, totems vidéo et écrans événementiels à une logique simple : à chaque étape du parcours, vous retirez un point de friction ou vous clarifiez une information. Si vous arrivez à faire cela, l’outil est légitime. Si vous ne faites qu’ajouter une surface lumineuse, elle sera ignorée.